Le rap, symbole de la misogynie en France?

13 mars 2020

Le jeudi 5 mars 2020, nous avions rendez-vous à Paloma pour un afterwork gratuit, dans le cadre du projet « Le rap, c’est pas pour les meufs ! ».

Avant de retrouver Maevol pour un DJ set et Maeva pour un live painting, nous avons discuté autour de la question « Le rap, symbole de la misogynie en France ? » avec:
- Marion DALIBERT, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication au département Culture, UFR DECCID, Université Lille, membre de Géricco Groupe d'Études et de Recherche Interdisciplinaire en Information et Communication (ses travaux sont disponibles sur la plateforme HAL)
- Céline CAUVI, rédactrice sur lokko.fr et animatrice dans le coin de Cauvi une quotidienne sur Divergence à Montpellier
- Ghislain NOUGUIER,fondateur de Da Storm, qui propose notamment Tout Simplement Hip-Hop et Le Cercle à Bouillargues, manageur de VSO


Si l’on exclut l’émission Rapline animée par Olivier Cachin sur M6 dans la première moitié des années 90, rares ont été les émissions de télévision s’intéressant au rap d’un point de vue artistique.

A partir d’octobre 1990, de nombreux médias généralistes considèrent déjà les rappeurs comme responsables de la violence dans les quartiers alors que les premières émeutes éclatent à Vaulx-en-Velin. Plus récemment, nous avons vu s’accroître le nombre d’artistes de rap accusés de sexisme (Orelsan, Damso, Niska, Lorenzo ou Kaaris à titre d’exemple) au travers de divers médias généralistes. Au-delà des artistes eux-mêmes, c’est souvent tout le monde du rap qui est considéré comme sexiste, machiste, voire même misogyne, alors que ce ne sont que quelques morceaux ou clips qui sont mis en cause dans ces affaires.

Pourtant, des publicités, des films ou des chansons véhiculant des représentations tout aussi sexistes de la femme ne semblent pas être incriminées aussi systématiquement.

Alors le rap, symbole ou bouc-émissaire de la misogynie en France ?

Pour illustrer les échanges, nous avons utilisé l'interview de Meryl sur Purebreak:


Les illustrations musicales sont:
Suprême NTM - Ma Benz


Orelasn - Bonne Meuf:



En partenariat avec Da Storm et en collaboration avec l’association Les Culottées, du Genre Humain et Raje.

Ce projet est soutenu par la DRAC Occitanie, la DDCS du Gard, La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, le Département du Gard et Nîmes Métropole.


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