Episode 19

17 novembre 2019
Agatha – Francis Bebey (Cameroun)
Monsieur Francis Bebey ! On pourrait l’appeler monsieur le professeur tellement le monsieur est illustre ! Journaliste chez RFI, écrivain reconnu et primé par le Grand prix littéraire d'Afrique noire, et évidemment le milieu de la musique où il décroche en 1977 le Prix de la chanson française décerné par la Sacem, enfin bref, un type brillant et drôle ce Francis Bebey, on n’a pas fini de l’entendre sur Taxi Brousse.
 
 
In The Jungle – The Hygrades (Nigeria)
Les ondes de l’Afrobeat les amis. Le funk africain par excellence qui mélange la base du Highlife ghanéen avec les sons funk, jazz et des boucles musicales hypnotiques qui donnent ce côté psychédélique que j’aime beaucoup.
 
 
Moustique – Zao (Congo)
725 000 morts de par le monde pour cause du moustique... Il semblerait que ça soit l’animal le plus dangereux du monde. Le loup et le requin ne tuent que 10 personnes par an chacun ! Même l’homme ne fait pas autant !
Un trublion ce Zao, dont les chansons sont toujours pleines d’humour, mais les textes ne sont pas moins engagés pour autant.
Des chansons sur des sujets sensibles, voire tabous, comme la sorcellerie, la mort, l'antimilitarisme, ou encore le sida, les femmes, la bureaucratie, la corruption, des sujets de société.
 
 
Magic Composer – Lord Flea & His Calypsonians (Jamaïque)
Au commencement, il y eu ce qu’on appelle le « Kaiso », c’était l’expression musicale pure des esclaves venus de l’Ouest africain. En fonction de si les esclaves étaient transportés sur telle ou telle île, par des négriers de telle ou telle nationalité, les évolutions successives ont eu des noms différents. Ce qu’on entend là, on pourrait l’appeler Calypso, et musicalement on aurait tout à fait raison. Mais voilà, le calypso a été la dénomination pour Trinidad et Tobago, à l’époque colonie espagnole. La Jamaïque, c’est anglais, et dans cette colonie, ce rythme-là, on l’a appelé le Mento !
 
 
No Me Busques – Los Corraleros De Majagual (Colombie)
Un groupe colombien crée à l’initiative de M. Antonio Fuentes, entrepreneur musical et propriétaire du label Discos Fuentes, la version colombienne de Motown la célèbre maison de disque américaine.
Discos Fuentes c’est en 1934, date de sa création, une maison de disque qui popularise en lançant sur le marché sud-américain, des styles de musique folkloriques colombiennes comme la cumbia, le porro, le fandango.
 
 
Love and Affection – Segun Bucknor (Nigéria)
« Give her what she wants, give her what she needs, a woman needs love and attention » (Donnez-lui ce qu’elle veut, donnez-lui ce dont elle a besoin, une femme a besoin d’amour et d’attention).
Soul-Funk dans la plus pure veine afro-américaine des 70’s avec le même thème récurrent de la femme e de l’amour, comme à la même époque aux USA avec James Brown, Marvin Gaye, Curtis Mayfield...
 
 
Festival – Le Simandou de Beyla (Guinée)
La chaîne de colline de Simandou, au Sud-Est de la Guinée, région de Beyla justement, dans la zone que l’on appelle la Guinée-Forestière parce que plus humide que le reste du pays. Une zone classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Y a été découvert cette année l’un des plus gros gisements de fer du monde, avoisinant les 2 milliards de tonnes de minerai. Réjouissons-nous, les amis, la forêt qui recouvrait la Guinée-Forestière était déjà bien entamée, elle ne le sera que plus dorénavant. Festival !
 
 
Cumbia Brindis – Rodolfo Aicardi & Sexteto Miramar (Colombie)
Sexteto Miramar c’est un groupe en place, et très en vogue au début des années 60 en Colombie.
Rodolfo Aicardi, le chanteur sur ce morceau, lui, est tout jeune mais il a déjà un énorme talent d’interprétation.
Cet album de 1968 est le tout premier du jeune Rodolfo qui n’a que 22 ans à l’époque. Il en sortira 57 autres avec de nombreux tubes, notamment celui que tout le monde connaît, la pub du train et du café... La Colegiala !
 
 
Mariage Forcé – Bopol Mansiamina (Congo)
Ça vient du Congo, ça date de 1982.
Bopol est considéré comme étant un des meilleurs guitaristes de sa génération en Afrique.
Il faut dire que maintenant que vous en connaissez un peu plus sur la musique afro, on ne peut pas dire que ce continent se débrouille mal niveau instru. Disons qu’originellement, la musique folklorique africaine est très riche en instrumentalisation (percussion, instruments à cordes et à vent, etc...) et que culturellement, aussi, la musique et le chant sont des éléments très présents dans la vie sociale africaine.
C’est donc tout à fait normal que, lors de l’avènement des instruments électrifiés dans les années 50/60, ça va beaucoup plus vite en Afrique, et on voit apparaître des talents, pour ne pas dire des virtuoses, un peu partout sur le continent.
 
 
Assez Parlé – Les Vikings de la Guadeloupe (Guadeloupe)
Ils ont été les premières rock stars guadeloupéennes, l'équivalent créole d'un Eddy Mitchell et de ses Chaussettes noires ; ils ont également été les précurseurs du zouk et le premier groupe antillais à déplacer les foules en métropole, dix ans avant Kassav.
 
 
Mata e’ Caña – Calixto Ochoa (Colombia)
Il a fait les choses à l’envers Calixto. Il a d’abord eu une carrière solo où il a sortie quelques gros tubes, avec la maison de disque Discos Fuentes d’ailleurs, et à la fin des années 60, il est devenu membre du groupe Los Corraleros de Majagual que l’on a entendu il y a quelques minutes. Étonnant, c’est plutôt l’inverse qui se passe en général, on commence en groupe et on finit solo...
Originaire de Valencia de Jesus, petit village situé sur l’autoroute 80 qui va de San Juan del Cesar au Nord Est, à la commune de El Carmen de Bolivar, ville d’où l’on peut rattraper la A25 qui traverse la Colombie du Nord au Sud, c’est à dire de Baranquilla, en passant par Medellin et Cali, jusqu’à la frontière équatorienne où elle devient la E35.
 
 
Soaliza – Terak’ Anosy Group (Madagascar)
L’influence congolaise s’étend jusqu’au Madagascar. Rythme soukous et saccadés, on est à la fin des années 70, au Madagascar, est quelque chose et en train de changer. Une époque de liberté et d'espoir où les instruments électriques, guitares et orgues, vont progressivement remplacer les instruments traditionnels favorisant l'émergence d'interprétations modernes de la grande diversité musicale traditionnelle de l'ancien protectorat français.

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