Un teknival contre la saisie de matériel réunit 5000 personnes

Un teknival contre la saisie de matériel réunit 5000 personnes
Du vendredi 1er au dimanche 3 décembre, de nombreux festivaliers se sont réunis pour manifester leur mécontentement.

Entre les organisateurs de teufs et l’Etat, les tensions sont toujours aussi vives. Huit mois après la Manifestive, de nombreux collectifs se sont réunis dans la commune des Forges, dans le Morbihan. Comme l’explique nos confrères de Ouest France, de nombreuses personnes se sont rassemblées dans la forêt de Lanouée pour dénoncer la façon dont les collectifs de teuffeurs sont traités. « Nous savons que ce rassemblement n’a pas les autorisations nécessaires. Mais, cette free party se veut aussi revendicative. Depuis un an, les saisies de matériels sont quasiment systématiques. Et ceci, même s’il y a moins de 500 personnes, sans que des troubles à l’ordre public soient occasionnés » expliquent trois jeunes hommes à Ouest France.
  Dans un communiqué de presse paru le 29 novembre dernier, de nombreux collectifs, dont Freeform fait partie, s’indignent du sort qu’on leur fait subir. « Depuis un an, le nombre de saisies s’est multiplié dans le grand-ouest, parfois alors qu’il y a moins de 500 personnes sur le site et qu’aucun trouble à l’ordre public important n’est constaté. » pouvons-nous lire. « Dans le Morbihan , le préfet tente de faire payer des amendes à des participants à certaines free parties pour « aide au tapage nocturne ». Il essaye ainsi de dissuader les danseurs de venir dans les soirées en les cataloguant d’office comme complice de tapage nocturne, de par leur simple présence. » expliquent les organisateurs.

Les organisateurs souhaitent également rétablir un dialogue avec les autorités pour que la loi Mariani soit retirée. Cet amendement, datant de 2001, a été créé pour encadrer les freepartys. Elle permet notamment de saisir du matériel et interdire des événements.

 

Ashley TOLAAshley TOLA

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