M.I.A est enfin la bienvenue aux Etats-Unis
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Tout est bien qui finit bien pour M.I.A qui a obtenu son visa américain. L’artiste a annoncé la bonne nouvelle sur Instagram le 13 octobre dernier.
Ce problème, auquel elle a du faire face, a même eu droit à un morceau sur son dernier opus AIM tout simplement nommé Visa :
Most of the things I do, they banned it (La plupart des choses que je fais, ils les interdisent) But I'ma still do it, I'm a bandit (Je l’ai fait quand même je suis un bandit »
En mai dernier, M.I.A expliquait déjà que sans ce précieux sésame, elle ne pourrait pas faire la promotion de son dernier disque outre-Atlantique.
I am handing my last LP in to my American label this week. It'll be up to them if its released.I don't have visa 4 states to promote or spk! — M.I.A (@MIAuniverse) 2 mai 2016
Can't tour the US without a visa- might have to start writing songs 4 Dj Khaled and Selene Gomez to get heard — M.I.A (@MIAuniverse) 2 mai 2016
La bataille n’était pourtant pas gagnée d’avance pour Mathangi Arulpragasam. Sa relation avec les Etats-Unis a toujours été compliquée. Tout remonte à 2012, lorsqu’elle était invitée à jouer à la mi-temps du Superbowl au côté de Nicki Minaj et Madonna. Pendant qu’elle interprétait le morceau Give Me All Your Luvin, l’artiste de 41 ans a fait un doigt d’honneur devant des millions spectateurs. Cette action lui a valu une pluie de critiques et une plainte de la National Football League.
Rebelote en juin dernier, lorsque M.IA s’est mise à critiquer le mouvement Black Lives Matter sur Twitter. « C’est intéressant qu’en Amérique on se soulève pour parler du sujet de Black Lives Matter. Ce n’est pas nouveau pour moi – c’est ce que Lauryn Hill disait dans les années 1990, ou Public Enemy dans les années 1980. Est-ce que Beyoncé ou Kendrick Lamar vont dire ‘Muslim Lives Matters’ [‘Les vies des musulmans comptent’] ? Ou ‘Syrian Lives Matters’ [‘Les vies des Syriens comptent’] ? Ou ‘this kid in Pakistan matters’ [‘ce gamin au Pakistan compte’] ? C’est une question bien plus intéressante. » avait-elle écrit sur le réseau social. Peu de temps après, l’artiste avait décidé de se retirer de la programmation du festival Afropunk Festival de Londres. Sacrée M.I.A !
Ashley TOLA
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