Cinéma /// La Revanche Des Crevettes Pailletées est sorti !

Cinéma /// La Revanche Des Crevettes Pailletées est sorti !

Vous en reprendrez bien un peu? Le 13 avril sort la revanche des crevettes pailletées

 

Un beau moment d’humanité et de comédie populaire

 

Récemment, Le cinéma Pathé Gaumont de Cap Sud, recevait une partie de l’équipe du film “les crevettes pailletées” pour l’avant première de .

“la revanche des crevettes pailletées” . Nous avons ainsi eu l’insigne honneur de rencontrer Maxime Govare et deux des comédiens et de repartir avec de splendides masques anti covid19 en forme de string en satin rouge, marqués d’une splendide….crevette pailletée!!!!

 A l’occasion de sa sortie nationale,nous revenons sur ce film qui nous a beaucoup ému.

 

Les crevettes pailletées, à l’origine, est un vrai club de water Polo gay auquel appartient Cédric Le Gallo (l’un des deux réalisateurs) dans la vraie vie. Il le dit lui même, il n’a pas la prétention de représenter toutes les sensibilités LGBTQA+, i l veut seulement parler de sa bande de copains”. C’est un film pourtant bien généreux qui fait la nique à l’entre soi parfois dénoncé des communautés minoritaires. En effet, beaucoup d’autodérision dans cette comédie souvent romantique et parfois dramatique. Où il y a autodérision il y a finesse et invitation à pratiquer un rire avec et non un rire aux dépens de. Alors oui, les crevettes pailletées aurait pu être un film gay riant aux dépens des hétéros. C’était facile et gagné d’avance. Mais, le “héros” est un anti-héros, un sportif un peu bof (mais pas cliché, dieu merci) qui va se surprendre à être moins niais qu’il ne le croyait. Parce que dès la fin du premier film, ce pauvre type s’élève peu à peu et laisse la crevette pailletée se développer en lui. Non qu’il se révèle gay (qui sait d’ailleurs?) mais en tous cas il choisit le camp de la crevette, celle qui est pailletée, qui ose, qui refuse de se confiner dans un statut victimaire et choisit d’être Unique, tonitruante et qui met du glamour dans le quotidien. Pas d’ostracisme contre les gambas, d’ailleurs. Du moment que ça paillette. 

 

L’argument est typique d’une comédie sans prétention intellectuelle: un sportif de haut niveau musculeux, glabre et suffisant, qui sans doute se croit au dessus des lois en plus d’être intolérant, est pris en flagrant délit d’homophobie, traitant un journaliste de pédé. Cabale médiatique, cellule de crise.S’ensuit pour lui une série de petits problèmes bien mérités: pour faire amende honorable, sa punition est la suivante: entraîner le club des crevettes pailletés, un club de water polo Gay dont l’ambition sportive est avant tout de réussir la chorégraphie de cloture des Gay games qui se déroulent cette fois à Tokyo.

Un club aux personnalités très disparates que seul l’amour du water polo, des chorégraphies du Gay games et le fait d’être gay rassemblent, mais pas vraiment le goût de la gagne au jeu. Les crevettes pailletées ratent leur correspondance pour Tokyo et se retrouvent coincées dans des contrées où sévissent des groupuscules pour le moins homophobes: ici, la Russie, bien que le film ait été tourné en Ukraine. (Toute ressemblance…..)

 

Certains media ont pris ombrage du fait que l’hétéro soit le “guide”. Sauf que. C’est peut-être le spécialiste de la gagne (puisqu’il est sportif professionnel, ce  qui au demeurant n’est pas du tout l’objet du film), mais il ne porte aucunement les caractéristiques du héros, sauveur, ou quoi que ce soit du genre. Le héros, ici, c’est l’amour dans tous les sens du terme: celui qui amène à se serrer les coudes devant l’adversité, comme celui qui amène à fonder une famille dans un monde normatif. L’amour Eros, thanatos et l’agapé, mais donc aussi l’amitié.

La vraie gagne ici, celle dont on fait l’apologie c’est l’élévation au dessus des préjugés de toutes sortes. Donc, si le personnage principal, magnifiquement porté par l’acteur belge Nicolas Gob, que certains d’entre vous connaissent déjà par la série “l’art du crime", est surtout un héros pour “les hétéros en quête d’amélioration personnelle et de rédemption”. D’ailleurs, c’est surtout ce que l’on pourrait appeler un film choral. Il n’y a “que” des héros ici.

Le casting est sublime; les dialogues savoureux, intelligents, témoignent d’une observation pointue du genre humain. Salutaire!

 

Ce n’était pas par hasard, si le film se déroulait dans la partie est de l’Europe, ou l’homophobie n’est encore qu’une opinion et non un crime. Comme le faisait remarquer en interview Cédric Le Gallo, l’un des deux réalisateurs, la lutte continue! Depuis l’actualité, a hélas mis en avant la triste réalité qu'aucune liberté n’est jamais acquise, nulle part, et que la violence crasse peut surgir à tout moment.

 

Pourtant, ce film ne vous plongera pas dans la dépression nerveuse entretenue par les chaînes d’information continue. C’est une comédie très universelle et même franchement familiale, dont on ressort à la fois ému et hilare. A la fois rappel et remède, ce film mettra des paillettes dans vos cheveux et des étincelles dans vos yeux. Sans parler du fait que vous pourriez bien sortir de la salle avec une furieuse envie de danser et faire des free hugs à vos voisins et voisines!

Retrouvez le film chez notre partenaire le cinéma Pathé Cap Sud !

Adeline Wall

 

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Pierre Avril

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