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Plus rien n’arrête Kendrick Lamar

Plus rien n’arrête Kendrick Lamar
 
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Le 14 avril dernier, Kendrick Lamar a assis son règne sur le royaume du rap game. Le rappeur américain de 29 ans a sorti Damn, un quatrième album studio où il nous offre un hip hop mélodieux et travaillé. En une semaine, ce disque a réussi à cumuler 603 milles exemplaires vendus, ce qui fait de Damn le meilleur lancement d’album de l’année 2017. Kendrick Lamar dépasse donc The Weeknd et Drake.  Encensé par de nombreux médias, Damn a même laissé sans voix Paula Oliver, la mère du rappeur.

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Une publication partagée par Kendrick Lamar (@kendricklamar) le

« C’est un album qui traite de ma propre discipline. C’est mon mot préféré cette année, la discipline et l’obéissance, comment contrôler ses propres émotions et comment parler de cette vérité sur un album, s’exposer de façon plus profonde, avoir cette connexion plus forte avec d’autres personnes et qu’elles se retrouvent dedans. » explique l’auteur de This Walls à Zen Lowe dans son émission Beats 1.

Pour Damn, K-Dot s’est entouré de James Blake, BadBadNotGood et de Mike Will Made It pour l’explosif DNA. Dans ce single, Kendrick Lamar Duckworth revendique ses origines afro-américaines et son appartenance à Compton. Située en Californie, cette ville est décimée par les crimes et les gangs. Kendrick s’est servi de la musique et le rap pour sortir de ce quotidien difficile.

A l’âge de 16 ans, Lamar sort sa première mixtape nommé Youngest Head Nigga in Charge (Hub City Threat: Minor of the Year).  Au fil des années, Kendrick Lamar réussit à se faire un nom avec la sortie de trois autres mixtapes : Raining Day (2005) and C4 (2009) et  Overly Dedicated en 2010. Sa rencontre avec Dr Dre, célèbre producteur et membre clef de N.W.A, lui permet d’exploser aux yeux du public avec Good Kid in M.a.a.d City en 2012. De Bitch Dont Kill My Vibe à Poetic Justice en passant le tube Swimming Pool, Lamar devient le rappeur le plus en vue du moment. Il remet au gout du jour, un hip hop aux influences soul et jazz. Kendrick Lamar y relate son parcours et sa vie dans la dangereuse ville de Compton.

Dans To Pimp A Butterfly sorti en 2015, King Kunta déclare sa flamme à la communauté noire américaine. Dans le puissant titre Alright, l’artiste traite des violences policières qui déciment la population afro-américaine et leur lance un appel d’espoir.

« Wouldn’t you know

We been hurt, been down before

Nigga, when our pride was low

Lookin’ at the world like, « Where do we go? »

Nigga, and we hate po-po

Wanna kill us dead in the street fo sho’

Nigga, I’m at the preacher’s door

My knees gettin’ weak, and my gun might blow

But we gon’ be alright »

« Quand tu sais qu’on nous a blessés, déjà mis à terre. Nigga, quand ma fierté était au plus bas. Je regardais le monde en disant genre «On va où, nigga?» Et on déteste les flics qui veulent nous tuer dans la rue, c’est sûr. Nigga, je suis devant la porte du prêtre.J’ai les genoux qui tremblent, et mon flingue va peut-être partir. Mais ça va aller ».

Des paroles poignantes qui ont touché le mouvement Black Lives Matter, qui lutte contre les violences de ce genre, au point qu’il a choisi ce morceau comme hymne.

Kendrick Lamar est l’artiste le plus fascinant du hip hop.  Longue vie au King Kendrick !

Ashley TOLA

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