The Clash - London Calling

18 mars 2018
Durant l'été 1979, le groupe commence à travailler à l'écriture et à la composition des chansons de l'album, suivant leurs influences rockabilly, ska, reggae et jazz.
Sur ce troisième album le groupe aborde et dénonce le chômage, la consommation de drogues, les conflits raciaux, et tout ce préoccupe la jeune de l’époque.
 
Joe STRUMMER écrit les paroles des morceaux et Mick JONES compose et arrange la musique.
En août le groupe  investit les studios Wessex à Highbury.
Ces studios sont réputés pour avoir accueilli des groupes comme les ROLLING STONES, QUEEN, ou encore les SEX PISTOLS.
 
Non moins de dix-neuf morceaux sont enregistrés pour l'édition originale de 1979, pour une durée totale de soixante-cinq minutes.
C’est presque un album concept plusieurs des  thèmes centraux sont abordés sur le désormais intournable London Calling qui ouvre l’album.
 
Le texte de la chanson phare de l'album reflète l'inquiétude et le scepticisme de Joe Strummer face à la situation mondiale.
THE CLASH demande à Guy Stevens de produire l'album, à la consternation de CBS Records.
Stevens a des problèmes d'alcool et de drogues et ses méthodes de production sont réputées non conventionnelles. L'ex-producteur de MOTT THE HOOPLE peaufine le son du groupe tout en lui laissant son identité.
 
Le disque est réalisé rapidement, en quelques semaines, car peu de prises sont nécessaires à l'enregistrement des morceaux.
 
 
Le texte de « Spanish Bombs » rend hommage aux révolutionnaires qui refusaient la dictature du générale FRANCO pendant la guerre civile espagnole.
Il s'agit de la première chanson des Clash à traiter de questions sociales sans relation avec la réalité locale du Royaume-Uni.
L'idée de l'écrire est influencée par le terrorisme en Irlande et en Espagne, suite aux longues conversations au sujet de l'ETA entre Strummer et sa compagne Gaby SALTER.
 
Le titre « Lost in the Supermarket », fait référence à l'enfance de Mick JONES grandissant en banlieue, en compagnie de sa mère et sa grand-mère. Il est d’ailleurs chanté par ce dernier, une habitude du groupe pour les mocreaux plus intimiste.
Les paroles poussent à combattre le consumérisme rampant qui se développe de plus en plus, en critiquant radicalement l'invasion de la publicité
 
La Première chanson écrite et composée par le Bassiste Paul SIMONON, « The Guns of Brixton » continue son exploration du monde du dub.
Fortement influencé par le reggae et la communauté jamaïcaine de Londres, il y raconte son expérience et décrit les violences policières dans ce quartier populaire.
Les paroles citent par exemple Ivan, le personnage principal du film The Harder They Come, interprété par le jamaïcain Jimmy CLIFF.
Pour ce morceau, SIMONON a d'abord des doutes sur les paroles de cette chanson mais est encouragé à travailler dessus par le reste du groupe.
 Pour chanter lui-même cette chanson, le bassiste, laissait sa basse à Joe STRUMMER sur ce titre lors des concerts.
 
Train in Vain, le dernier morceau, montre   les influences musicales américaines des Clash.
Au sujet du titre, Mick Jones déclare « Le morceau était comme le rythme d'un train, et il y avait, une fois encore, ce sentiment d'être perdu ».
 
Le refrain reprend les termes « Stand by Me », d'où le nom Train in Vain (Stand by Me) lors de sa sortie en single aux États-Unis.
 
Ce titre est ajouté au dernier moment sur London Calling, il devait être offert au départ au profit d'une promotion avec New Musical Express.
La pochette ayant déjà été éditée, cela devient finalement un morceau caché de l'album.

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