Episode 16

27 octobre 2019
« L'herbe ne pousse jamais sur la route où tout le monde passe » dit un proverbe africain.
Et bien vous êtes sortis des sentiers-battus, bravo, vous êtes au bon endroit pour brouter de la bonne musique mes amis !
Cette semaine encre on va tenter de vous faire bouger un peu le popotin.
Je me permets de vous faire remarquer aussi que cette émission est kid-friendly, elle peut donc tout à fait être écoutée par vos marmots, n’hésitez pas, il n’y a pas d’âge pour écouter de la bonne musique.

Carolina – Abelardo Carbonó y Su Conjunto (Colombie)
Est c’qu’il faut vraiment le présenter encore ? Le plus déjanté des colombiens : Abelardo Carbono.
Un petit bonhomme qui ne paye pas de mine, je l’avais vu en concert à Pantin l’année dernière, il n’est pas haut, peut être 65ans, avec ses 5 acolytes, une boule d’énergie.
Cumbia, Champeta, Palenque... Ils jouent tous les style afro-colombiens !

No Condition Is Permanent – Marijata (Nigéria)
I fonk, you fonk, we fonk, fonk you man !
Pouaaah ! Marijata, les compères de Pat Thomas, lui-même collègue du maître du Highlife ghanéen, j’ai nommé Ebo Taylor.
Peut-être la période et l’endroits au monde où l’on faisait le meilleur funk qui soit : Lagos Nigéria dans les 70’s !

Micaela – Pete Rodriguez (Porto Rico)
Ne pas confondre Pete Rodriguez et Pete « El Conde » Rodriguez.
Tous les deux sont né à New York, tous les deux sont portoricains, tous les deux sont nés en 1932 et tous les deux sont des caïds dans leur musique respective puisque, l’un, celui que l’on entend, est chanteur de boogaloo, alors que l’autre, « El Conde » est chanteur de salsa.

Moun d’Amou – Les Shleu Shleu (Haïti)
C'est lors de leur première représentation au célébrissime cabaret-club méringue, le « cabane Choucoune » à Pétion-Ville, quartier de Port-au-Prince Capitale, que les SHLEU SHLEU furent baptisés " Mini Jazz " par Nemours JEAN-BAPTISTE, patron du club et célèbre saxophoniste haïtien.
L’idée, plutôt saugrenue, lui est venue par analogie entre la « mini-jupe », nouvellement débarquée en Haïti dans les 70’s, et cette toute petite formation de méringue qu’était les Shleu Shleu puisqu’à l’époque, les groupes comptaient au moins une quinzaine de musiciens. Version minimaliste donc !

Kita Kita – Gasper Lawal (Nigéria)
Même pays, même époque, pas tout à fait le même style que le précédent, mais c’est une idée de ce qu’on pouvait écouter dans le Nigéria des années 70.
C’est d’ailleurs le sujet d’un album intitulé « Nigeria 70 – Funky Lagos ».
Écoutez-moi ça, il en vaut vraiment la peine !

Zenaba – Théo Blaise Kounkou (Congo)
« Zenaba n’oublie ma mie-yé, Zenaba pense un peu oh chérie-yé, Nous nous sommes mariés c’est l’alliance pour la vie... Pourquoi Zenaba tu veux compliquer la vie » ?
Soukous ! Titre de 1978 qu’il enregistre en Côte d’Ivoire avec le célèbre African Allstars.
TBK l’homme romantique, puisque nombreuses de ses chansons portent le titre d’un prénom de femme comme Zenaba donc, Celia, Bintou, Nadia, Sylla, Amicha... Peut-être chaque fois qu’il rencontrait une jolie femme, lui écrivait-il une chanson ? Chapeau Monsieur Kounkou !

Elig Effa – Messi Martin (Cameroun)
Messi Me Nkonda Martin, le père du Bikutsi moderne camerounais, cette danse et musique traditionnelles de l’ethnie Beti, originaires du sud du pays.
Il était le leader de « Los Camaroes », dont on a déjà écouté quelques morceaux dans notre émission, et il est notamment connu pour une petite révolution technique... Reproduire le son du balafon traditionnel avec une guitare, et oui !
Et si vous avez une guitare à la maison, vous allez pouvoir faire le test. Vous prenez une guitare, un morceau de papier que vous faites serpenter entre les cordes, vous le rapprochez le tout un maximum du chevalet et lorsque vous jouerez vous verrez que ça ressemble sacrément au son rond du balafon.

Merengue Rebita – Urbano De Castro (Angola)
Et ce titre « Merengue Rebita », c’est d’Urbano de Castro, et ça résume plutôt bien ce style angolais qui s’appelle le Rebita, un style aux accents de Merengue de République Dom.
Mélancolie, nostalgie et espoir... c’est ça qu’est le « saudade » portugais, et c’est ce qu’on entend quasiment dans toutes la musique créole portugaise.
Ce sentiment de délicieuse nostalgie, de désir d'ailleurs...

Come on Home – Lijadu Sisters (Nigéria)
Soul sisters, soul twin sisters même ! Elles sont jumelles Taiwo et Kehinde Lijadu et accéssoirement cousine de Fela Kuti.
C’est de la soul nigériane des années 70 et c’est deux des rares visages féminins de la musique quasi-que-masculine nigérienne de l’époque.

Assomdwee – Ebo Taylor (Ghana)
Lors d’une interview donnée à la sortie de cet album, il raconte qu’il a commencé par le jazz, et, dit-il, « lorsqu’on en vient au highlife, j’essaye de jouer avec un touché jazz et c’est peut-être ce qui le rend si différent des autres. A l’époque il n’y avait pas de basse, donc lorsqu’on jouait de la guitare, il fallait jouer le rythme ET la ligne de basse et l’harmonie bien sûr. Donc c’était un style unique... »

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