Episode 11

22 septembre 2019
Salut mes p’tits bonbons !
Cette semaine, C’est un shot d’onde latine qu’on vous a concocté !
Au menu une émission100% latino, latino des caraïbes !
Oui parce qu’évidemment on est des esthètes, mais faut pas oublier qu’on est aussi des techniciens !
Alors on est allé vous trouver la crème de la crème.. Costa Rica, Rep Dom, Panama, Venezuela, Colombie, Cuba, Honduras... Tout le monde est là ! Tous les pays hispanophones des Caraïbes sont représentés aujourd’hui.
 
El Barinés – Luis Silva (Venezuela)
Surnommé « le bariné d’or » dans son pays sans doute parce que Luis Silva a l’élégance d’un prince. Toujours coiffé d’un panama et d’un costume blanc.
Musique traditionnelle des plaines entre le Venezuela et la Colombie, on appelle ce style la « llanera » (de l’espagnol llano = plaine) généralement une formation entièrement composée d’instrument à corde.
 
Para Ti Mi Boogaloo – Celia Cruz (Cuba)
Úrsula Hilaria Celia Caridad de la Santísima Trinidad Cruz Alfonso mieux connue sous le nom de « Celia Cruz » : la Reine de la salsa et de la rumba !
Sans doute la discographie la plus longue que j’ai jamais vu. Elle a changé 8 fois de label, et affiche un record à 89 albums en 55 ans de carrière. Je m’incline.
 
Salsa Boogaloo – Sexteto Miramar (Colombie)
Salsa colombienne ! Le premier groupe colombien à jouer de la salsa en 1963.
D’ailleurs c’est sous le nom de « El Conjunto Miramar » qu’ils commencent leur carrière, et ce n’est qu’en 65 qu’ils deviennent le Sexteto Miramar.
 
Los Vecinos – Anibal Velasquez y Su Conjunto (Colombie)
Los Vecinos qui veut dire... ? Les voisins, bien entendu ! J’espère que vous n’oublierez pas de ressortir ce morceau à la prochaine fête des voisins pour montrer tout l’amour que vous avez pour eux.
En n’oubliant pas de mettre bien bien fort dès les premières notes.
 
Oye Mujé, Mujé – Abelardo Carbono y Su Grupo (Colombie)
Abelardo Carbono ça commence à devenir connu, mais c’est un type qui est resté pendant des dizaines d’années une petite vedette. Son style de musique plutôt latino psychédélique devient très fort. Et c’est vrai qu’il mérite la notoriété qui commence à être la sienne ! Vous pouvez sans trop de problème vous plonger dans sa discographie c’est du régal.
 
Borombon – Camilo Azuquita (Panama)
La Salsa ne s’est pas cantonnée à Cuba, la preuve elle a inondé toute la région des Caraïbes.
Après une longue carrière internationale, et des tournées à ralonge, Camilo Azuquita fini par s’installer à Paris et devient une pièce maîtresse du « Duc des Lombards », le célèbre night-club parisien.
 
Panama Esta Bueno Y... Mas – Los Exagerado (Panama)
Compilation réaliser par le label Soundway toujours adepte de petits bijoux !
La recette est toujours la même, ressortir quelques bons morceaux perdus et oubliés depuis des décennies, le résultat est généralement une tuerie !
La compil c’est « Panama ! Latin, Calypso and Funk On The Isthmus 1965-75 ».
 
El Saino – Orquesta Sincelejo (Colombie)
Sincelejo ville au croisement de la route 25 et de la route 90, chef-lieu du département de Sucre, dans le nord de la Colombie, à 100km de Caragène. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que c’est la pampa !
Et accessoirement, « el saino », ça veut dire pécaris en français. Et un pécari c’est comme une sorte de sanglier, un tout petit cochon sauvage, mais qui vit strictement qu’en Amérique Centrale et du Sud.
Et toi qui est « fluent » en espagnol, tu comprendras qu’il y a une histoire de « saino » qui est en train de se « comer el mais ». Simple, basique ! La pampa quoi !
 
Son De Los Diablos – Perú Negro (Pérou)
Perú Negro est un ensemble musical afro-péruvien fondé en 1969 pour célébrer et préserver la culture noire et la musique « criolla » (créole) du Pérou.
À la mort de Ronaldo Campos (fondateur du groupe et chanteur dans ce titre) en 2001, son fils Rony Campos a pris la direction de la troupe. Aujourd'hui, le groupe compte plus de 30 membres et une troupe de jeunes, appelé « Peru Negrito ».
Le groupe péruvien a été nommé "Ambassadeur culturel du Pérou noir" par le gouvernement du Pérou et à de nombreuses reprises a été nominé aux Grammy Award.
 
Descarga Espectacular – Fruko y Sus Tesos (Colombie)
Je ne sais pas qui est le gars qui, du début à la fin, s’explose les doigts sur la percu, mais y a des chances pour qu’il ait fini par perdre l’usage de ses dix doigts, et se soit fait greffer une main en fonte depuis.
 
No Me Dejes – La Playa Sextet (Colombie)
Je vous l’avais dit que la Colombie était dans cette région une machine musical. Elle produit plus de disque que tous les autres pays réunis dans années 70.
Dans cet exemple on écoute du chachacha, certains reconnaîtront du mambo, quoiqu’il en soit, la machine colombienne prend n’importe quel style de musique, le met à sa sauce, et digère généralement une perles !
 
Pasión Oriental – Los Destellos (Pérou)
Cumbia psychédélique. Je vous l’avez déjà dit que les péruviens cumbieros de l’époque abusaient beaucoup trop de la coca.
Les seuls cumbieros qui font usage de la guitare électrique avec overdrive & distorsion à bombe !
 
A Los Sicodelicos – Michi Sarmiento Y Su Combo Bravo
Sans Blas Sarmiento Marimon, dit Michi Sarmiento, probablement la salsa en Colombie n'aurait pas eu l'impact qu'elle a eu pendant des décennies.
Sa figure est incontournable lorsqu'il s'agit de voir comment le folklore, les tropiques et le montuno (son typique de la salsa cubaine) sont combinés dans chacune de ses chansons.
Un maître !
« A Los Sicodelicos » : le compositeur est Jorge Hurtado , voix principale de Michi et de son Combo Bravo .
 
Como Un Ave – Grupo Celeste & Chacalón (Pérou)
Fusion de rock psychédélique, de lambada, de rythmes de l’Amazonie péruvienne et de Cumbia colombienne, donne ceci : la Cumbia amazónica.
On y parle des coutumes tipiques, des traditions et des croyances et des charmes de la jungle péruvienne.
 
Palalé Pot – Cantoamerica (Costa Rica)
Un des groupes historique de ce petit pays qui partage ses frontières, entre le Nicaragua et le Panama, mais surtout les océans Atlantique et Pacifique.
Une 30aine d’albums et autant de tournée pour cette formation depuis 1980.
 
Miguirabana – Grupo Garifuna de Honduras (Honduras)
Les Garifunas sont issus du métissage entre des esclaves africains évadés (les nègres marrons) et les autochtones des Caraïbes (ex : les Arawaks qui était le peuple que Christophe Colomb a rencontré dès son arrivée sur les îles), mêlant certaines traditions africaines avec la culture caraïbe. Leur nom signifie « mangeur de manioc » en arawak. On les nomme quelquefois : Caraïbes noirs.
Essentiellement présent en Honduras où leur présence atteint les 300.000 habitants, ils sont aussi au Guatemala, Belize et Nicaragua.

Copyright© 2019 RAJE. Tous droits réservés.