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L’Haçienda , vie et mort d’un club mythique

L’Haçienda , vie et mort d’un club mythique
 
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De Berlin, à Paris en passant par New-York, de nombreux clubs ont marqué des générations de fêtards avides de nouvelles expériences. Cette semaine, RAJE vous retrace l’histoire d’un lieu culte du monde de la nuit : L’Haçienda

Si la ville de Manchester évoque aujourd’hui davantage de choses aux passionnés de ballon rond qu’aux mélomanes, il n’en a pas toujours été comme ça. La cité britannique a hébergé l’espace de 15 ans un club historique : l’Haçienda. De 1982 à 1997, les murs de ce lieu de culte ont tremblé via des morceaux new-wave mais surtout grâce à l’arrivée de la musique électronique. Factory records, Madchester et overdose seront les grands piliers, pour le meilleur et pour le pire, de l’Haçienda.

Tony Wilson est à la tête du label Factory Records lorsqu’il décide au début des années 1980 de fonder un club dans la ville de Manchester. L’époque est alors à la new-wave et Wilson s’engouffre dans la mode pour en faire la musique officiel de son club. Hasard des temps ou concordance des planètes, un courant musical nouveau débarque au Royaume-Uni en provenance direct des Etats-Unis. Acid house et Techno font leur entrée dans le langage des oiseaux de nuit qui peuplent l’Haçienda : le lieu va alors devenir leur repère et l’électro ne quittera plus les murs du club.

L’attirance pour ces notes révolutionnaires est tellement puissante qu’un courant musical entier se crée : Madchester. Rock, house et musique psychédélique se marient bruyamment et font exploser des groupes mythiques comme New Order ou The Stone Roses. L’Haçienda est le lien entre Madchester et les noctambules durant de longues années. Laurent Garnier y fait ses débuts et les Chemical Brothers deviendront des habitués. Coupes au bol et airs dégingandés se réunissent pour fêter l’avènement d’une nouvelle musique, d’une nouvelle façon de s’amuser et, malheureusement, d’un nouveau genre de défonce…

Quinze après sa création, en 1997, l’Haçienda connaît un drame avec l’overdose d’une jeune fille de 21 ans qui meurt suite à l’ingestion de deux cachets d’ecstasy. La nouvelle est fatale et l’Haçienda ne s’en remettra jamais. Cinq ans plus tard, le lieu sera définitivement détruit mais un film ressuscitera sa mémoire : « 24 hours party people » de Michael Winterbottom avec le génial Steve Coogan dans le rôle de Tony Wilson. Une bonne façon de comprendre ce que fût l’Haçienda.

César Léoni

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