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Le Rex club : Un lieu essentiel de l’histoire des musiques électroniques

Le Rex club : Un lieu essentiel de l’histoire des musiques électroniques
 
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Chaque mois, dans le magazine Trax, on en apprend un peu plus sur des lieux mythiques de la musique électronique. Ce mois-ci, Trax se penche sur le Rex club à Paris, le célèbre club du boulevard Poissonnière.

Avant de devenir un club de musiques électroniques en 1995, le Rex Club a brassé plusieurs styles de musique. Au départ, la discothèque est un sous-sol du Grand Rex, la célèbre salle de cinéma qui ouvre en 1932.

Sous l’imposant cinéma se cache un club : Le Rêve. Tout Paris s’y donne rendez-vous et il devient le lieu à la mode.

À l’époque, le lieu est animé par un orchestre, mais en 1973, le Rêve devient le Rex Club et épouse la mode disco. Avec l’arrivée en 1984 de Christian Paulet comme régisseur, la programmation évolue et la boîte devient une place importante du rock alternatif et des musiques indépendantes. Le club voit les stars s’y succéder, comme Minimal Compact, les Red Hot Chili Peppers ou Prince.

Mais, il était devenu difficile de faire des concerts au Rex Club, car la musique gênait les séances de cinema au-dessus, se souvient Christian Paulet.

Le jeune homme propose au patron du Grand Rex de transformer sa petite salle de concerts exclusivement en discothèque. A seulement 22 ans, il devient le gérant, nous sommes en 1986. Une troupe d’Anglais lui propose une soirée Acid House baptisée Jungle.

« J’ai été fasciné par ces sons révolutionnaires. Tout était fascinant, en fait : la musique, le public, la déco, l’ambiance. Les gens étaient super happy. »

Avec les Jungle, un jeune Français qui travaille à Londres débarque également, il s’agit de Laurent Garnier.

Dès 1995, résonne dans le Rex Club, uniquement de l’électronique. La scène pour les concerts est démontée et remplacée par le DJ booth. C’était il y a tout juste vingt ans.

« Avec ses soirées Wake Up, Laurent Garnier voulait inviter les fondateurs de la house et de la techno. Des DJ’s comme Derrick May, Lil Louis, Carl Cox, Ron Trent ou Jeff Mills », se souvient Christian Paulet.

« Les Américains étaient peu connus dans leur pays mais sont devenus très exigeants en Europe. Ils étaient alors suivis par des fans. Il leur fallait des limousines, des grands hôtels. Et certains sont devenus très cons. Mais au final, on a réussi à tous les faire venir au Rex… Sauf un : Frankie Knuckles. ».

Aujourd’hui, le Rex Club reste un club mythique de la capitale, et si vous n’êtes pas fans de la techno, vous pouvez toujours écouter les sons d’aujourd’hui et de demain sur RAJE.

 

Mathilde Wessels.

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