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Dusty Springfield nous conte la fin de l’été comme personne

Dusty Springfield nous conte la fin de l’été comme personne
 
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Les vacances se terminent pour beaucoup d’entre vous … Finis le soleil, la mer, la plage et le chill, il est désormais temps de retourner travailler. RAJE vous présente cette semaine les chansons idéales pour affronter cette épreuve en musique. Aujourd’hui, coup d’œil dans le rétro avec la sublime mélancolie de Dusty Springfield.

Impossible de ne pas penser à Ennio Morricone lorsque l’on entend le morceau Summer is over de Dusty Springfield. Les trompettes du génial italien semblent posées sur la voix suave de la diva blonde de la soul. Ce crépuscule estival annoncé par le titre se mue en générique de fin d’un western où un « poor lonesome conwboy » partirait trouver veuves et orphelins pour les sauver du joug de quelconque propriétaire terrien.

L’analyse est personnelle mais cette année 1964 semble irréelle, regardant vers les saloons et les abreuvoirs, comme si l’imagerie de cette époque ne pouvait être qu’issue du cinéma de Sergio Leone. La gracieuse Dusty aurait d’ailleurs été idéale en tenancière de bordel avec sa blondeur immaculée et son air canaille. Mais, puisque c’est de musique dont il s’agit, il convient de souligner la perfection du groove de la chanteuse, rendue mémorable avec le classique Son of a preacher man. Les notes vocales s’additionnent, toujours parfaitement lisibles, aidées par une orchestration faisant la part belle aux instruments à vent.

Il est d’ailleurs incroyable de constater que le titre Summer is over est issu de l’album « Dusty », sorti en 1964 et premier album de la chanteuse. Au vu de l’assurance et du grain développés par la diva sur ce titre, une étoile était née, instantanément. Le titre évoqué aujourd’hui pourrait d’ailleurs être une métaphore de la carrière de Dusty Springfield tant sa célébrité dans les années 1960 fut éphémère ; l’automne de sa carrière étant moins glorieux. Heureusement, un dénommé Quentin Tarantino ressortira l’artiste de son oubli grâce à l’utilisation de Son of a preacher man dans le film « Pulp Fiction » en 1994. Morricone/Tarantino : la boucle était bouclée pour Dusty Springfield. Summer is over…

César Leoni

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