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L’Homme Parle

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« Militants du quotidien », « La Crise », « En Avant », « Obsolescence programmée »  pas besoin d’être devin pour comprendre que l’Homme Parle est un groupe qui a des choses à dire et des combats à mener. Le groupe nîmois nous prouve que le rock moderne peut être engagé. Afin de vous permettre de faire connaissance, RAJE a rencontré Nicolas Llory, un des membres de la formation.

 

RAJE : La fête de l’humanité, le barrage de Sivens , les salariés d’Air France ou auprès de la CGT. Votre engagement politique est bien marqué…

Nicolas Llory : Ce n’est pas forcément un choix. Depuis le début du groupe, il y a une volonté de diffuser un message sur le monde dans lequel on vit, notre situation personnelle, la situation de l’être humain en général avec des réflexions qui peuvent être politiques ou plus sociales. Très rapidement, nous avons été contactés par des partis politiques souvent très à gauche, des associations humanitaires ou écologiques. De plus en plus, nous avons été identifiés dans ce genre de programmation. C’est un réseau où nous sommes souvent appelés à jouer.

RAJE : Il y a quand même une volonté de continuer à faire passer un message ?

Nicolas Llory : C’est assez touchant quand ces organisations nous appellent. C’est un honneur pour nous car ce sont des mouvements sociaux qui sont importants où de gros enjeux sont sur la table.

RAJE : Vous avez été mis en lumière  auprès du grand public grâce au morceau  La Crise  et l’album Militant du quotidien qui vous a permis d’exploser et de profiter de cette notoriété. Comment vous expliquez ce succès ?

Nicolas Llory : C’est assez marrant ce qu’il s’est passé. Nous avions terminé l’enregistrement de l’album puis nous avons décidé de faire une dernière chanson. C’était au moment où la crise des subprimes arrivait en France avec tous les licenciements qu’on a connu. Nous avons trouvé ça hallucinant ! Nous avons voulu tourner cette situation en dérision et avons écrit La Crise un morceau pas du tout formaté. Puis, nous avons fait un clip avec les moyens du bord qu’on a tourné intégralement à Nimes.  Il a été mis en ligne et envoyé à des centaines de personnes. Le lendemain, la vidéo comptabilisait 1500 vues puis au bout d’un mois  60 000. C’était la vidéo la plus vue sur internet, toutes catégories confondues, pendant un mois. A l’époque,  nous étions dans notre cave décrochés de la réalité mais au final le téléphone s’est mis à sonner du jour au lendemain tous les jours. Et c’est à partir de ce moment que le groupe a commencé à tourner et s’exporter en France.

 

RAJE : Vous en gardez un beau souvenir ?

Nicolas Llory : C’était une super aventure. Nous n’avons jamais été ralliés à un parti mais ce n’est pas trop dur de nous situer non plus. (rires)  A l’époque, un parti écologiste nous avait contactés pour monter un projet. Il travaillait avec des personnalités qu’on appréciait bien comme Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit et José Bové qui venaient de pleins de milieux différents pas forcément issus de la politique. Nous avons fait un petit bout de chemin avec eux et nous avons même fait la première partie de Tryo.

RAJE : On le sait désormais, vous êtes engagés politiquement mais ce n’est pas tout, le live a une place importante dans votre travail…

Nicolas Llory : Le live c’est ce qui nous a sauvés. Au début, c’était vraiment la volonté du groupe de faire passer un message et faire entendre le texte. Nous venons tous à la base du rock mais nous avons  réussi à nous réunir autour  de la chanson française. La particularité est qu’il y avait 4 chanteurs, un DJ et un batteur donc pas beaucoup de musiciens. Musicalement, on ne savait pas très bien chanter. Le live nous a permis de donner tout ce qu’on avait. Cette énergie nous l’avons toujours conservé. Depuis le début de  nos concerts, quelle que soit la configuration,  se terminent toujours en dansant et en sautant partout.

RAJE : Votre dernier album Obsolescence programmée est plus sombre et plus rock. Comment expliquez-vous cette évolution ?

Nicolas Llory : Au début de l’Homme Parle, nous mettions un point d’honneur à faire un mélange des influences de tous les membres. Après le départ de deux anciens camarades, nous nous sommes retrouvés qu’entre gros fans de rock devant l’éternel. A chaque fois qu’on composait c’était ce qu’on aimait et c’était du rock. On s’est régalé à faire cet album. La mélancolie est due à l’âge. Nous avons beaucoup travaillé les paroles pour ajouter un peu plus de profondeur.

RAJE : Comment et quand  avez-vous travaillé sur cet album ?

Nicolas Llory : Nous avons commencé dès la sortie du deuxième opus En Avant en 2005. On part avec tous les instruments dans les Pyrénées ou les Cévennes puis  on loue un gite pendant une semaine. On se laisse aller, on compose puis on écrit. Ecrire en anglais c’est beaucoup plus facile mais en français c’est autre chose. Les textes on les revoit dix même vingt fois parfois. Puis, nous sommes partis mixer l’album en Arriège avec Plume. C’est un tueur !

RAJE : Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?

Nicolas Llory :  J’ai beaucoup écouté du métal comme Iron Maiden adolescent. Assez rapidement, il y a eu la vague néo métal avec Limp Bizkit, Korn et Deftones. J’écoute beaucoup ce groupe en ce moment.  J’ai fait un gros retour en arrière (rires)

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